La troisième et dernière journée du Water festival ressemble en tous points aux deux premières, et il y a des limites à votre tolérance à m’entendre parler de gens qui se garochent des seaux d’eau par la tête, je change donc de type de sujet… 🙂
Ça ma tente de vous jaser des gens qu’on rencontre quand on voyage, particulièrement quand on voyage en solo.
À en juger par le nombre de faces incrédules et de réactions que j’ai eu avant mon départ à chaque fois que j’expliquais que je partais seule, ça me semble important!
J’ai eu de tout avant de partir, du « Wow, je t’envie tellement! » au « Comme je doute que tu reviennes vivante, alors sache que ça a été un plaisir de te connaître », en passant par le « c’est ton choix mais si j’étais à ta place, je me roulerais en boule et je pleurerais toutes les larmes de mon corps ».
Je comprend très bien tout ça, et je comprend que ça peut être épeurant. Intimidant. Et déstabilisant. Par contre, je ne connais pas grand chose qui amène un aussi grand sentiment d’accomplissement et de totale liberté. Et je sais aussi que voyager seule, c’est une façon extraordinaire de rencontrer des gens tout aussi extraordinaires.
Laissez-moi vous en présenter quelques uns.
Il y a Jean-Louis, que j’ai rencontré au sommet d’un temple à Bagan, alors qu’on attendait tous les deux le coucher du soleil. Un gentil monsieur Belge, sur la route depuis janvier. Il m’a vendu les Phillipines comme jamais. Ma liste de prochains voyages vient à nouveau de s’allonger…..
Puis il y a Terran, de Colombie-Britannique, avec qui j’ai fait connaissance dans la navette de l’aéroport. C’est sa quatrième fois à Mandalay, c’est un amoureux et un curieux de la race humaine. Les gens le fascinent. Beau comme un Dieu, quel bonus…. Je n’aurais pas dit non à passer plus de temps en sa compagnie s’il ne voyageait pas avec son père cette fois-ci…. 😉
Ensuite il y a Gonzalo qui est tout bonnement venu s’asseoir à ma table dans un resto où j’étais. Il vient de Hollande et c’est un clown, plein d’énergie!
Plus tard le soir où j’ai rencontré Gonzalo, nous avons aussi rencontré deux françaises super sympathiques, une Mexicaine qui habite en Chine et deux Coréennes venues fêter le nouvel an à Mandalay. Tout ce beau groupe s’est dirigé vers une « Beer station » (un grand espace avec des tables toutes crochent où on doit hurler après les serveurs et gesticuler pour être servis, mais où la bière coûte 0,60$ et les mini-brochettes grillées sur le bbq sont à vendre son âme au plus offrant….;-)). Soirée inoubliable!
Et il y a tous ces locaux qui s’intéressent sans arrêt à toi, qui posent milles questions et qui sont si curieux de tout! J’ai eu droit plus d’une fois à des « tours guidés » par une personne de la place qui s’improvisait guide pour le simple plaisir de m’expliquer ce que j’avais devant les yeux et de pouvoir poser quelques questions à cet oiseau étrange qu’est une québecoise en terre birmane….;-)
Et je vous épargne les 3 demandes en marriage que j’ai eu hier durant le festival…;-)
L’affaire, c’est qu’on est beaucoup plus facile d’approche seul qu’en groupe. Alors à ceux qui me disent qu’ils ne veulent pas voyager seuls car ils ont peur de s’ennuyer, j’ai envie de vous dire que c’est pratiquement impossible. À moins de se forcer pour avoir un air bête du tonnerre, il y a pratiquement tout le temps des gens avec qui échanger trois phrases, ou passer trois jours!
C’est vrai que parfois je partagerais un moment en particulier avec une personne précise (le vélo électrique me fait penser à Annie et Vincent, la carte du métro de Bangkok que rappelle ma mère, un chow-mein cantonnais sur un menu me fait penser à mon père et Oli et PL, les covers de Linkin Park par un groupe d’ados punk-emo birmans sont une pensée pour vous deux!!). Ça me rend évidemment mélancolique l’espace d’un instant. Sauf que cette mélancolie permet de rendre tout ce que je vis plus brillant, plus vif. Comme si à cause de ça, le besoin de profiter de chaque moment au maximum devenait nécessaire et urgent. Si j’avais 85 ans, je dirais que ça ravigote! 🙂
Vous voyez maintenant comme je ne fais pas pitié 3 secondes??!
Je ne suis pas du tout contre les voyages en groupe, je crois qu’ils ont absolument leur place. Mais je crois que les voyages en solo sont aussi une expérience à côté de laquelle il ne faut pas passer. Sautez à pieds joints sur l’occasion la prochaine fois (ou créez votre propre occasion, c’est encore mieux!!)
C’était mon éditorial de la semaine! 😀
Je vous laisse avec quelques photos d’hier!






Allo amour rousse de mon coeur,
mon être se rempli de joie à lire tes posts. Je t’envie vraiment de tous les instants de pur bonheur que tu vis loin de ton chez-toi. Tu fais bien d’en profiter au max, tu le mérites. Tu peux toutefois te dire qu’on est avec toi dans les célebrations asiatiques de garrochage d’eau car ici, l’eau n’arrête pas de tomber du ciel presque sans arrêt et parfois, elle se change en neige !.
Merci de nous envoyer de tes nouvelles continuellement, tu mets de la joie et du soleil dans nos coeurs.
XXXX PAPA.
P.S: dire que t’as manqué la finale de La Voix pour une petite virée en Asie. On n’a pas tous les mêmes priorités aux mêmes places !