Inle lake. Jour 1.
(Je n’ai pas de Wi-Fi à l’hôtel, alors je numérote les jours puisque c’est possible que je vous garoche un paquet de posts en même temps quand j’aurai accès à Internet!)
Ah! C’était à prévoir!
Mon euphorie sans borne concernant le Myanmar vient de prendre congé! Temporairement, j’en suis sûre, ne vous en faites pas….
Aujourd’hui, c’est une des ces journées où les différences culturelles me rentrent dedans… et je dis ça avec un brin de grincements de dents et non un sourire en coin.
Je mets ça sur le dos des presque deux semaines d’exil, et sûrement d’un mini-mal du pays qui pointe son nez soudainement. 😉
Aujoud’hui j’aurais donc aimé ça que les chauffeurs de taxi à l’aéroport lâchent leurs cellulaires pour…. juste faire ce qu’ils sont supposés faire et transporter des clients, mettons, au lie de rigoler dans leurs damnés cellulaires?! Je sais, c’est très Nord-américain de vouloir être servi instantanément…. Mais j’ai découvert que mon niveau de patience est inversement proportionnel au poids que je transporte sur mon dos…;-) J’ai beau me répéter en boucles « Autre pays, autres moeurs » en alternance avec « On inspire, on expire… », vous me connaissez, dans ma face c’est écrit en lettres majuscules « NON MAIS C’T’UNE JOKE?!? »
J’aurais donc bien été heureuse que mon hôtel soit… un peu plus… propre? Faut comprendre que les standards d’ici sont à des lunes (genre, pluuuuusieurs lunes!) de ce à quoi nous sommes habitués. Et je suis loin d’avoir des exigences d’impératrice quand je voyage, sauf que cet hôtel là dépasse de loin tous les autres… Grrrrr….. Encore, c’est temporaire et la famille qui possède l’hôtel est d’une gentillesse sans bon sens (sérieux, j’ai eu droit à des crêpes aux bananes (ce qui me fait immanquablement penser à Jack Jonhson) (faudrait que j’évite de mettre des parenthèses dans des parenthèses, ça devient étourdissant!:-)) en arrivant ce matin…. Tellement sweet!), alors je ronge mon frein.
Je suis une fan désormais inconditionnelle du Water-festival, me semble que j’ai mis ça clair. Super joyeux, vraiment un beau bain de culture intensif. Pour une ou deux journées, ok?? La troisième journée, mes sourires sont déjà un peu moins sincères à chaque chaudière d’eau, mais on réussit. La quatrième journée, aujourd’hui, je leur aurais arraché la tête! Z’êtes pas tannés?? Moi j’ai plus de linge sec!! Quand j’ai mis les pieds en dehors de mon hôtel, toute habillée pour aller souper toute à l’heure, avec ma caméra qui vaut plus que 3 piasses dans les mains…. livide, je vous jure, j’étais livide. J’ai pas dû impressionner la jeunesse birmane avec ma bonne humeur et mon esprit festif… 😉
Pour couronner le tout, le resto que j’avais décidé d’essayer ce soir s’est avéré fermé quand je m’y suis pointé après 20 minutes de marche (détrempée, je vous le rappelle!). Enough already!! J’ai tourné au premier resto qui proposait de me préparer une pizza tout ce qu’il y a de plus occidental. Fuck la bouffe asiatique ce soir! Comfort food à la rescousse. Avec une Budweiser. Et j’aime même pas la Budweiser. Leur bière locale est bien meilleure. Zéro mature comme décision, j’avais juste envie de bouder un peu… 🙂
Demain est un autre jour.
J’ai déjà décidé que je serais complètement charmée par Inle Lake…;-)
À bientôt! Je serai moins grognonne, promis! 🙂